PostHeaderIcon Pic de Tarbesou et altiplano ariègeois - 14/11/2015

samedi 14 novembre 5h45: un bol de muesli est prêt de la veille et avalé pour 9km d'échauffement nocturne.
La veille, cinq va rouler s'étaient accordés pour une sortie montagne en Terre Courage: Nico, Yanis, William, Jean-Luc, Paul et Vincent.
Le temps de faire la route et les courses, nous somme en selle à Ascou à 10h.
La montée au col de Pailhères se fait par la route, tranquillement, en profitant du magnifique paysage. Les couleurs chatoyantes des feuilles d'automne sont tombées, mais la luminosité est très agréable et le soleil nous réchauffe dès que nous sortons de l'ombre.

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Au col, d'étrange bornes maçonnées de 2m de haut semblent marquer une frontière que j'ignore.

Nous profitons d'une bonne pause fruits secs avant de partir vers le sommet du Tarbesou, d'abord sur une piste, parfois un peu raide, puis un chemin que nous suivons en portage.

Au sommet, nos efforts sont grandement récompensés par une vue magnifique. A l'est, le regard porte jusqu'à la mer, puis balaye les sommets du Madrès, du Canigou, du Roc Blanc, de Baxouillade, du Péric, la dent d'Orlu à nos pied, L'Estat au lointain, le massif du Bassiès et l'emblématique mont Valier plus à l'ouest, et enfin, au nord ouest, Soularac et St Barthélémy surplombant les Talcs de Luzenac.

Après en avoir pris plein les yeux pendant un bon bout de temps, nous décidons de redescendre prendre le pic nic à l’abri du vent. Après quelque dizaines de mètres en portage, le vélo s'enfourche pour une descente sur sentier jusqu'au col de Pailhères.
Là, à 2000m au soleil près d'un rocher, nous déjeunons le 14 novembre en T-shirt! Saucisson aveyronnais, fouet au roquefort, bethemale: dans ces conditions, nous laissons allègrement passer le temps et ce n'est qu'à 14h30 passé que nous reprenons les vélos.

Du col de Pailhères, nous suivons alors le GR7B su un single en contrebas de la crête, piquons vers un étang asséché et aboutissons sur une piste forestière, qui nous descend rapidement au discret col routier du Pradel.

S'en suit le portage de l'après midi sous le pic de Serembarre pour atteindre des pâturages d'herbes hautes et jaunes. Dans ce paysage ouvert et peu pentu, couvert de hautes herbes et avec le Tarbesou en arrière plan, je me plais à me croire sur l'altiplano andin entouré de pics volcaniques, suivi par quelques cavaliers. Le relief doux n'aide malheureusement peu la progression sur chemin creusé, parfois caché par les herbes, parfois trop étroit pour pédaler. Ce terrain doit être en revanche un régal en ski de rando nordique.

Quittant le GR7B pour le roc de Quercout, nous retrouvons au col de Balaguès un chemin connu - la GTAP, Grande Traversée Ariège - Pyrènée -, qui, emprunté en sens inverse, nous mène au col de Pierre Blanche puis à la piste du refuge du Chioula.

Le soleil descendant rapidement vers l'horizon et la fin de balade étant proche, nous décidons de ne pas passer par le refuge et suivons le GR107 vers Ascou, par le col d'Ijou. Le haut de la descente, en sous bois, nécessite souplesse et attention pour passer sur les pierres et racines dissimulés sous un tapis de feuilles de hêtre. Nous enchaînons avec quelques lacets sur un sentier sec et dégagé mais un peu ornièré jusqu'à Sorgeat.
Après Sorgeat, une dernière traversée de coume forestière, au sol tapissé d'un végétation feuillue verdoyante nous mène au haut du village d'Ascou, que nous traversons, non sans nous arrêter à la fontaine pour nous réhydrater.

Le temps de charger les vélo et de partager un "gâteau de Noël" et quelques clémentines suffit à la nuit pour s'installer.

Ce fut une magnifique rando où tout les cinq avons pu suivre, en baver dans les portage, et profiter du paysage et des petits chemins.