PostHeaderIcon 4 jours aux Pyrénées (3/4) - Banos de Benasque - Garin (25/06/2010)

3ème jour : retour en France

Les photos de Franck et Vincent

Après une bonne nuit et un copieux petit-déjeuner à l'hôtel de Banos de Benasque, on démarre à 8h20 pour affronter le gros morceau du jour : le Port de la Picade et ses presque 600 m de portage. Ce plan B s'est imposé, le Port de Vénasque, prévu initialement, étant trop enneigé côté France.

On commence par un bout de piste sensiblement horizontal qui permet de rejoindre le fond de la vallée où on retrouve une route à accés réglementé. On monte ainsi jusqu'au dessus d'un grand plateau, à 1880 m où on découvre l'étroit sentier des ports de la Picade et de Venasque. Le paysage est magnifique sous la lumière du matin, quelques marmottes se laissent photographier de loin.

Pour ce portage, chacun y va de sa méthode : vélo démonté ou entier fixé sur le sac, vélo à l'épaule ou posé sur le sac. Certains essayent de pousser le vélo au maximum voire de rouler un peu (rarement !). Peu à peu, on découvre le massif de la Maladeta, étincelant et si proche : magnifique !

Vincent, comme à son habitude fait la course en tête. Gilles, toujours en forme pour les portages, suit mais il rate l'embranchement du Port de la Picade et poursuit vers le Port de Venasque, on sera surpris de ne pas le trouver à la pause, mais sa disparition est de courte durée. Plus haut, les névés sont nombreux mais la fin de la montée occupe une combe pas trop raide et on passe facilement.

On atteint le Port de la Picade (2477 m) après environ 1h30 de portage. pendant ce temps, les nuages se sont accumulés et on comprend que les orages vont arriver assez tôt :-( De l'autre côté du col, il y a un névé en forme de congère un peu inquiétant parce qu'assez raide. Là aussi plusieurs techniques seront employées, la plus sûre étant de descendre en arrière, face à la pente en se tenant au vélo couché enfoncé dans la neige molle : pas très esthétique ni très rapide, mais très sûr !

Une jolie petite combe nous amène au Pas de l'Escalette. S'en suit une courte remontée sur un magnifique sentier bâtit sur la crête (2443 m).

Après une nouvelle pause, on attaque la descente. La première partie jusqu'au Pas de la Montjoie est vraiment grandiose, le début, à flanc est relativement facile mais il y a encore quelques névés à contourner. La suite, sur la crête est plus ardue: c'est un vrai sentier de montagne, raide avec des passages rocheux et quelques pièges à éviter. Tout passe sur le vélo mais l'attention est de rigueur. Les freins sont soumis à dure épreuve.

À partir du Pas de la Montjoie, le sentier est plus facile, la descente est rapide, très joueuse avec quelques virages relevés et des passages plus techniques pour varier les plaisirs. On atteint rapidement le plateau puis la cabane de Campsaure.

Le sentier qui remonte au col de Barèges, malheureusement, a été travaillé par le passage de vaches, on l'a connu plus roulant. Au col de Barèges, on retrouve Dominique qui est monté depuis le Portillon. Pendant la pause casse-croute, la pluie démarre et on se réfugie dans la cabane d'où l'on commente les performances d'un cheval et d'un taureau avec leur femelle respective ;-)

Après discussion, on décide de modifier le programme et de redescendre à Luchon par le col du Portillon en prenant la piste par où est monté Dominique. Très vite, malgré la pluie, un raccourci coupant le 1er lacet s'impose. Il nous permet de découvrir un sentier parallèle coupant la piste (Pardon, Dominique :-) Certains de ces raccourcis s'avèrent un peu ardus sous la pluie. Finalement, Ughy et Philippe s'engagent dans un raccourci, excellent au départ, puis raide et glissant avec la pluie pour finalement être arrêtés par des arbres abattus par la tempête. La suite s'avère bien galère, des sapins abattus énormes bouchant le sentier à plusieurs reprises, sans possibilité de déviation, le sentier étant à flanc d'une pente très raide...

On finit par se retrouver tous pour la descente sur route du col de Portillon. La pluie a cessé et la descente est rapide... ...sauf pour Gilles, abandonné par ses freins. On décide de continuer jusqu'à Luchon et envoyer Maïlys, accompagné de Dominique, rechercher Gilles. Pendant ce temps, on trouve un café accueillant sur les allées d'Étigny.

Pour remonter à Garin, on se sépare à nouveau en 2 groupes : pendant que certains remontent par la route du Peyresourde, d'autres prennent un sentier bucolique par les granges de Soupère. Ils rejoignent la route à St Aventin par une traversée de village incroyablement raide. À Cazeaux de Larboust, on renonce à un raccourci sur sentier au vue de quelques arbres abattus en travers à l'entrée du sentier: on a déjà donné !

La journée se termine par une soirée tranquille et un bon repas (Miam, la tourte aux myrtilles !) au camping de Garin avant une bonne nuit aidée par le somnifère de Bruno.